“Après l’ère Windows des années 90, la révolution Web des années 2000, nous rentrons dans une nouvelle décennie de rupture, celle du Cloud Computing” - Louis Naugès, président de Revevol.
Le Cloud Computing, ou encore l’informatique dans les nuages, est une expression qui contient un certain nombre de concepts et de notions souvent complexes à appréhender. En effet, en février 2011, une étude IPSOS/Microsoft a révélé que 82% des TPE-PME ne connaissaient pas la notion de "Cloud", alors que 52% d’entre elles utilisaient une solution de service ou de logiciel en mode hébergé. Le Cloud Computing est donc bien une réalité économique, mais peu d’acteurs en saisissent les tenants et les aboutissants. De manière globale, on peut considérer que le Cloud Computing consiste à déporter les ressources informatiques d’une entreprise dans des centres de données gérés par des prestataires. Il s’agit donc d’une forme d’outsourcing.
Malgré la complexité apparente du concept, l’expression “Cloud Computing” est aujourd’hui entrée dans le langage usuel de l’informatique. Mais s’il s’avère que le Cloud Computing est apparue il y a quatre ans son concept est loin d’être récent. Les concepts tels que l’utility Computing ou la virtualisation date respectivement de 1960 et 1970. Pour exemple, Jean Pierre CORNIOU, ancien DSI de PSA Peugeot Citroën, avait tenté d’externaliser en 2005 la totalité du Système d’Information du groupe. Même si cela s’était malheureusement soldé par un échec, on peut penser que l’arrivée de nouveaux concepts tels que le “Software as a Service” ou encore l’augmentation de la bande passante permettent aujourd’hui de réaliser cette ancienne ambition Le Cloud Computing est-il un nouveau concept ?
Après avoir définit le Cloud Computing et les notions qu’il englobe, nous verrons que l’idée d’une informatique distribuée n’est pas nouvelle, mais que poussé par la convergence de nouveaux facteurs, le Cloud Computing prend réellement forme. Nous aborderons, à travers ce raisonnement, les enjeux de ce nouveau marché et les limites actuelles du modèle.